vendredi 31 août 2007

Les débuts de la galère

Pour une fois, je ne vais pas parler de mes mésaventures avec la gent féminine, ou d’une randonnée en kayak foireuse.

Non aujourd’hui, à la demande générale, nous allons aborder le quotidien et les futurs emmerdes dont je serais surement amené à reparler ici.

Primo, comment que ca se passe une journée dans la vie du Tom aux US ?

Au petit matin, le pc sur les genoux dans le lit, je débourre les mails envoyés par ces gros cons de Français qui sont décalés par rapport à moi !!

Puis, 1 jour sur 2 je vais à la muscu pendant une petite heure.
La salle de la résidence est déserte, surtout à cette heure ci.

Je remonte faire mon petit dej dans ma cuisine digne de Maïté, et à 9h30, direction le garage souterrain.

Je monte dans ma
Chevrolet Monte Carlo (V6 de 211 chvx quand même), je plug mon ipod, je bip le portail du garage et je me sens comme Michael Douglas dans The Game. Overpuissant et super riche, même si je ne suis aucun des deux. Bon ok c’est vrai, je suis overpuissant. Merci.

Si tu arrives au boulot à 9h45, tu fais encore partie des premiers à arriver.
Certains viennent encore à 10h30.
Parfois même, on reçoit un mail : « heeyy je suis à la bourre, j’arrive à midi !! »
Heyyy t’as grillé une demi journée de RTT non ???
Ah ben non les RTT, ils ont pas ca ici. Et la flexibilité est de mise, alors tout le monde la joue cool.

Quelques réus dans la journée, des mails, du suivi de projet, des minis réus, du micro-management, pas mal de reporting, des mails plus ou moins persos, du surf plus ou moins pro, bref des journées comme vous tous.
Les bureaux sont à l’américaine : des box hauts de 1m50 (Comme Aurélie et Sonic pour vous donner une idée) délimitent des bureaux dans un grand open space.
Tout le monde s’entend mais ne se voit pas. C’est pratique pour dormir mais moins pour péter.

Le repas de midi se fait dans un des nombreux et variés resto du coin, généralement en terrasse au bord de l'eau : Taco Bell, Italien, Grec (un kebab aux allures de panini ca existe), japonais, poisson (qui sert des pizzas), mexicain, etc…

Les journées terminent à 18h30 ou 19h, mais pour beaucoup c’est à 17h, voire même 16h pour certains. Incroyable.
«But we don’t have 5 weeks of holidays». Je sais, je sais mais quand même...


Cela fait un mois désormais que je suis ici, et le début des emmerdes commence. Ca me manquait presque.
Par exemple, il y a 15 jours, j’ai donné le feu vert à mon n+1 en France pour lancer la demande de visa US et déposer le dossier à l’ambassade.
Comptez 2 mois pour obtenir le visa.
Ca tombe bien, dans 2 mois pile poile je n’ai plus le droit d’être ici, mon visa de 3 mois en touriste expire. Vous suivez ?

Mon n+1 a donc transmis cette précieuse information à la RH à Los Angeles qui est en charge de cela.
« Janet à L.A. sera ton contact pour toutes les questions relatives à ta vie, ton séjour, etc… » m’avait-il dit.

Et là c’est le drame.

Depuis 10 jours Janet ne répond pas.
Et pour cause : Janet s’est barrée. Janet n’en a rien à foutre du français, elle a pris ses cliques et ses claques et s’est tirée comme une malpropre. Bitch comme on dit ici.
Son supérieur John ? injoignable.
Sa remplaçante ? Toute nouvelle, donc ignare sur mon dossier

Thomas appelle son pote Davy qui est à L.A. pour qu’il choppe John et qu’il le booste sur le visa.
Davy ne trouve pas John.
Davy rappelle Thomas.
Thomas se chie dessus.
Thomas envoie son calbut en colis piégé à Janet.
La boucle est bouclée.

Je commence quand même à regarder pour acheter une voiture et faire une coloc à SF.
Oui parce que dans 60 jours pile poil, c’est théoriquement le début de l’autonomie.
Finie la vie tous frais payés, voiture, appart et repas. Là je vais commencer à casquer.

Donc pour la voiture, élément INDISPENSABLE ici, voici le topo.
Pour acheter une voiture il faut un «Credit History».
Pour avoir un «Credit History» il faut un compte en banque.
Pour avoir un compte en banque il faut un «social», une sorte d’identification
Votre «credit history» reflète en gros si vous êtes un bon payeur ou non.

Vous allez chez votre concessionnaire VW et vous dites que vous voulez une Golf. Il va rentrer votre «social» dans son ordinateur, et en fonction de votre Credit History, il va vous ajuster un taux d’emprunt à caractère plus ou moins entubatoire.

Si tu es mauvais payeur, c’est pas avec ce système que tu vas t’améliorer, dommage...
Or en étant français, peut-on avoir un Crédit History à partir d’un compte en France ?
Parce que bibi il va payer plein pot sinon. Et plein pot ici c'est 15 à 20% le crédit.

Et pour une voiture en leasing c’est pareil. Sans «Credit History», impossible de vous donner un prix ou quoique ce soit.
Attends mon coco on va regarder si tu as des sioux, et après tu pourras tâter de la GTI.

Il va falloir que je passe mon code et mon permis aussi.
Pour l’épreuve de conduite pas trop de souci, ca se passe en général sur un parking, un singe bourré arriverait à s’en sortir.
Pour le code, c’est plus tendu. Les questions sont (parait-il) tournées de manières vicieuses. Il faut bien maîtriser la langue, et… le système métrique américain !
« A combien de feet se situe la voiture devant ? »
A. 200 ft
B. 70 ft
C. 225 ft
D. ObiWan Kenobi


Voilà, pour l’instant c’est la belle vie, mais comme vous le voyez les emmerdes commencent à pointer leur nez.
John a intérêt à montrer sa face de rat rapidement, sinon je pense que je vais aller passer une journée à LA pour m’occuper de lui façon Die Hard.

En attendant, comme il fait un temps pourri au Mexique, je descends encore à L.A. demain soir en voiture pour rejoindre Davy et ensuite nous partons à Vegas, puis Grand Canyon, etc…
C’est un weekend de 3 jours (« But we don’t have 5 weeks of holidays » qu’ils disaient), dans la ville du vice, ca sent le bon road trip !!

Récit des aventures mardi !

A+

PS : Grosse pensée pour ma môman qui passe sur le billard demain. On pense à toi, biiizzz !!

lundi 27 août 2007

Leçons de dragues à Los Angeles : « Paris, Montmartre ? »

[Update des photos enfin !!]

Vendredi 16h, j'atterris à l'aéroport de Los Angeles pour y passer le week-end avec Julien et Davy.


Petit rappel pour les 2 du fond qui ne suivent pas, Julien et Davy, ce sont des Vivendi comme moi, des célibataires comme moi, et des bites-nichons-couilles pour le vocabulaire.
Comme moi, oui merci. Autant dire qu'on s'entend plutôt très bien.


Au programme du week end : Katalina Island le samedi, et Universal Studios le dimanche. Et filles si possibles.


Vendredi après midi, débarquement à l'Hotel Huntley à Santa Monica puisque c'est ici que mes deux compères résident (Julien est ici depuis 3 semaines). Un bien beau pied-à-terre encore plus apprécié quand on ne sort pas un rond...


Alors une chambre au Huntley, ca ressemble à ca :

Oui c'est plutot spacieux. Si seulement Davy ne laissait pas ses poils partout !!


Le soir, Julien nous emmène dans un de ces fameux japonais où un chef vient cuisiner devant vous.


Mojito, ambiance tamisée, californiennes en vue, la plage de Santa Monica à 2 pas, une bouffe extra, et voilà
nos cerveaux en ébullition.

Ensemble, nous mettons au point une stratégie diabolique pour attirer un maximum de filles dans nos filets : afficher notre nationalité Franco-Française !!!


Le procédé est simple : parler la langue de Molière aussi fort que possible à proximité de la (ou des) future victime, tout en utilisant un maximum de mots-clés servant à retenir son attention. Et plus si affinités.


Et le meilleur endroit pour tester cela : le bar-lounge du Huntley.


Attention le bar de l'hotel, au dernier étage avec vue sur la mer et sur L.A., c'est pas le Campanile de Montreuil. Non, non, c'est l'un des endroits les plus hype de la ville, incroyable !!

Hop, cocktails en main, il n'y a que l'embarras du choix pour les filles mais c'est du très très haut niveau, nous en avons mal aux yeux. Il va falloir frapper fort.


Un lot de victimes approche. Avec Davy nous nous collons à elles, et simulons une conversation, criants autant que possible pour nous faire entendre malgré l'ambiance sonore déjà élevée :

« Et donc la dernière fois, à PARIS en FRANCE, j'étais a L'ARC DE TRIOMPHE avec JEAN-LOUIS, près de MONTMARTRE, on regardait la TOUR EIFFEL , incroyable, HAHA !! »

Echec complet, pas un regard vers nous. Sûrement un problème de réglages.


Quelques minutes plus tard :
« Tu te souviens quand on était à MONTPARNASSE, près de CHATELET et de NOTRE DAME, on a revu JEAN MICHEL, il est vraiment sympa HAHA !!! »


Oui vous aurez remarqué que les phrases n'ont aucun sens, peu importe, la Californienne ne comprend pas le français.
Mais c'est encore un échec.


Tant pis pour ce soir, le Huntley c'est ptet trop hype pour nous.



Le lendemain, tout le monde embarque dans le fabuleux Chrysler PT Cruiser de Davy, direction le port de L.A. où un hélico nous attend pour rejoindre Katalina Island.

Arretez de dire « ouah les enfoirés » je vous entend !

C'est pas la classe ca ?


Après quelques secousses et une traversée au dessus du Pacifique, nous voilà à Katalina Island, sorte de Saint Trop du coin.

Un petit tour de l'île, et quelques terrasses plus tard, nous apprenons que plus un jet-ski n'est à louer. Zut, notre plan « Claire Chazal en vacances » tombe à l'eau.


Nous nous rabattons sur la location d'une voiturette de golf, moyen de locomotion favori sur l'île. Ca sonne naze, mais mettez Davy au volant de ces joujous, vous avez l'impression d'avoir Colin Mac Rae qui conduit une 2CV sur le rally de Grèce.


Et notre redoutable stratégie est toujours d'actualité ! Un décolleté, une mini jupe, une belle silhouette à l'horizon ?
Nous sortons l'artillerie lourde : « PARIS – FRANCE – SAINT TROPEZ – MONTMARTRE ???!!! »


Oui, au bout d'un moment on a arrêté de faire des phrases, on allait direct à l'essentiel. Et comme en général elle ne se retournaient pas, ou nous ignoraient, il arrivait que, parfois, de temps en temps, sur un malentendu, une insulte française se glisse dans notre langage... L'homme est noir, que voulez-vous.


Nous profitons du soleil, des filles, et du paysage toute la journée, et le soir retour en hélico à L.A. pour terminer sur un excellent restaurant italien du coin.


Un détour nocturne au bar de l'hôtel, l'ambiance est encore plus survoltée, les filles encore plus sublimes, et notre technique de drague encore plus foireuse. Alors on commence à varier les mots-clés.


Et votre digne serviteur a fait la boulette ultime.


(Maman tu peux arrêter de lire ce blog tout de suite)


Une femme passe devant nous (je vous passe le "montmartre-chatelet-arc-de-triomphe habituel") et, dans un élan de folie, nous terminons par quelques insinuations bien graveleuses.


Et j'assume, ok, j'ai lâché un gros « PARTOUZE!! » qui sur le coup nous a bien fait marrer ! Sauf quand elle s'est retournée.
A son regard glacial et dédaigneux, on a vite compris qu'elle avait forcément un peu de saucisson et de camembert dans le sang :o)))

Joe la guigne, c'est bibi !!


Le lendemain matin, direction Universal Studio. Avant cela nous passons chercher Mathias, un de mes amis d'enfance qui traine à L.A. ces temps-ci.


Je vous ne fais pas le descriptif précis de la journée, tout le monde connaît le genre du parc. Des gros américains qui jouent les touristes dans un environnement hypra mis-en-scène (mais quand même plaisant, j'avoue), un soleil qui tape, des restaurants qui servent des bouchées XXXXL (cf les photos), des rollercoasters gentillets (et parfois humides) sur le thèmes des célèbres films, et un tour dans les studios. Bref, une bonne petite journée, ponctuée de quelques « paris-france-opéra-montparnasse » toujours aussi voués à l'échec.


Le week-end prochain, c'est la fête du travail ici, donc 3 jours de break en vue.


Davy et moi sommes chauds comme des baraques à frites pour aller faire un tour au pays du Mojito et des Tapas. Au Mexique bande d'abrutis, pas en Espagne !


Votre serviteur vous tiendra au courant, si vous avez des suggestions de techniques de dragues moins foireuses d'ici-là, nous sommes preneurs !!!

A bientôt :)

lundi 20 août 2007

Chaud et humide sur la moitié ouest du pays

Jeudi matin.
Steve : « Hey ! You wanna hang out on Friday ? Go get some chicks ?

oh chure, definitli !

Et c’est reparti pour un vendredi soir sous la direction de Steve.
On ira au Holy Cows.
Au croisement de Folsom et de la 11ème. Ouais je sais, vous vous en foutez, mais ça le fait quand on donne une adresse aux US.
Bef, nul besoin de m’étaler sur ce lieu de débauche, les photos du site sont suffisamment explicites.


Mais auparavant petite parenthèse.
Vendredi après midi, c’est off et Late (collègue de boulot) nous a conviés à faire du Kayak.
Putain du Kayak en Californie, si ça c’est pas la classe américaine !

C’est vrai : les gorges du Tarn, les gorges de l’Aveyron, ce sont quelques souvenirs de sensations extrêmes. Mais ca en jette pas, eh oui désolé !
Alors que revenir en France et dire d’un air blasé : « Ouais j’ai tâté du Kayak à San Francisco…ouais je sais c’est la classe », ca le fait. A mort.

Donc pour résumer, du kayak en France c’est ca :



(Ou presque)

Vendredi après midi disais-je nous arrivons au stand de location de kayak, à 2 pas du boulot.
Une très charmante… non, soyons honnête, une fort agréable… Bon bref, une méga bonnasse (type purement californienne / blonde  / mini short / QI suffisant pour Die Hard 4) nous accueille et s’occupe de nos kayaks et de nos rames. Pas de métaphore.

Elle me demande si j’en ai déjà fait.
« Dis donc chérie, tu me prends pour un jambon ou quoi ? J’m’en vais te montrer ma grosse rame moi tu vas voir ! »
« Yeaahh ok so you can take this kayak. It’s less stable but I think you’ll go faster”.

Less stable, less stable, je t’en foutrais moi. Elle m’a piégé la connasse, elle me refile un kayak de compet.
Nous sortons les kayaks et nous arrivons au bord de l’eau. Et là je regarde la rivière. Le rivage. D’un calme plat. Pas un bruit, pas un remous. Un chat aurait du mal à s’y noyer.

En fait, ces cons font du kayak sur un circuit d’eau fermé qui se balade entre les résidences huppées de San Matéo.

Analyse du Sebastien Folin que je suis :
- Relief : 0
- Houle : 0
- Vent : 2km/h
- Vague : 0
- Force de la mer : 0
- Potentiel d’ennui : 200

Bref, du kayak de gay. De bébé.
Attendez les enfants, on va s’emmerder un peu là non ?

« Come on, are you kidding me? This is kayak for women!!” dis-je à Late.
Bon il a moyennement rigolé mais il a quand même vu que le français savait se demerder sur sa barque, et mieux que les autres.
Sont pas doués ces amerloques, jvous jure...

Bref tout le monde embarque, et à défaut d’avoir des torrents et des remous, au moins, on se muscle.
Un aviron aurait été plus efficace, mais soit. Ce fut plaisant et au moins on a pu papoter.


Le soir donc direction le Holy Cow, avec Steve, Darren, et Max. Je vous passe le descriptif, c’est des potes du boulot.
On rentre, on se croirait dans « Cocktail » avec Tom Cruise. Un bar géant entouré de quelques pistes de danses, une terrasse, des podiums avec des poufs dessus, des barmans kékés à mort qui font voler les bouteilles de Vodka. Bref, un lieu banal mais une ambiance plutôt bouillante.

Petite originalité, à en croire les autochtones femelles, c’est la Saint-Décolleté ce soir.
Mon dieu, avec la classe qu’ont les américaines et leur exhibitionnisme chronique, c’est un vrai festival du nichon d’Or.
Et vas-y que ca ballote, que ca remue, que ca secoue. Diantre, la dernière fois que j’ai vu autant de ballons, c’était au NBA All-Star Game.
Reste plus qu’à aller dunker maintenant…

Steve m'avait prévenu : les entrées gratuites, c'est pas forcément positif.

Mais tout d’abord quelques chiffres :
Ratio hommes / femme : 10 hommes pour 1 femme
Ratio bonnasse / thon : 1 bien pour 5 thons

Au final, ca fait peu de nanas « biens », squattées par beaucoup de requins.
Ce qui n’empeche pas de se faire brancher par des minettes. 

Mais la moindre danse collée-serrée avec une fille se transforme vite en partouze-surprise.
Si la fille est bien, sa copine Sandy Kilos arrive (tadaaa !), en même temps que 5 ou 6 requins-marteaux venus chasser sur vos contrées.
Et si la fille est moche… eh bien c’est que tu as un peu trop piccolé.

Steve tente de conclure avec un peu tout et n’importe quoi, mais il rentrera seul.
Quand à moi, l’idée de conclure avec une nana qui s’est frotté allégrement (et qui continuera à se frotter !!!) à 150 sueurs différentes dans la soirée me débecte légèrement.

D’autant plus que le spectacle est vraiment ahurissant.
Les filles n’ont aucun complexe à chauffer tout ce qui passe, en étant des plus tactiles.
Si aucun membre (…) de la gent masculine ne se présente, alors elles commencent un rite régional : «La danse de la chaudasse qui allume sa copine».
Pas d’homosexualité, mais purement du spectacle bien trash, au corps à corps, à la moyen-ageuse, pas très chicos, et révélateur des habitudes de séduction de nos jeunes cousins / cousines américain(e)s.
Peu importe le lieu, peu importe le milieu, c’est partout comme ca.

Bref, nous repartons « brecouilles » comme on dit chez nous, mais au final, je crois que j’ai rarement été aussi heureux de repartir seul.
J’vais ptet retourner au Kayak moi, tiens…

jeudi 9 août 2007

La mexican food qu'elle est pas pour les pédés !

Attention : ce post est susceptible de heurter la sensibilité des plus jeunes et des parents. Veuillez prendre les précautions nécessaires avant lecture. Merci.



Ici, chaque lead a un budget pour aller faire un repas mensuel avec son équipe. Et hier, c'était le tour des graphistes.

"Tomorrow is wednesday, and wedsneday is mexican day ! Hooohey ! You wanna come ?" me demande Rick, le lead-artist.
"oh graïte,I love mexicanne foude" répondis-je.

Et donc mercredi midi, nous partîmes à 6 : les 3 artistes, le lead, Steve et moi, direction le resto mexicain.

En route on discute avec Peter, un ancien de chez EA.
De toute façon ici, tout le monde est un ancien de chez EA.

Ah oui quand je dis "en route", ca n'a pas la même signification qu'en France. On ne prend pas la nationale, ni le périph. Non, ici on est pas des tapettes, alors on prend l'autoroute, paf, direct. Et une 8 voies en plus. Ca donne un peu l'impression d'aller manger au Courte Paille sur l'A86 mais bon, au moins on voit du paysage. Enfin, le desert quoi.

10 minutes de highway et quelques sorties plus tard, nous voici arrivés au Mexicain. D'abord il faut payer le stationnement.
Direction le parcmètre à énérgie solaire.
Hop, oui je reste 1h...bip...non pas de reçu...bip...non j'ai pas de reduc'...bip bip... "Get ready to pay !!" qu'il m'affiche.
Putain, j'imagine l'horodateur parisien qui afficherait un "Prépare toi à cracher ton pognon !!" :-)


Allez, on y arrive à ce foutu mexicain.
Peter est un habitué du resto, et il me conseille de prendre le "giant quesadilla", fort apetissant sur la carte.
Pour rappel, un quesadilla c'est ca :




On papote, ils me posent plein de questions sur la France. "
No no, Monaco ise not so clause tou Parisse, it is veri fare."

Les plats arrivent.
Et là, c'est le drame.
Au lieu d'un quesadilla tel qu'on le connait, c'est à dire une pate cuite fourrée de quelques oignons, d'un peu de viande, de fromage et de poivrons, je vois arriver l'équivalent...

...d'une tourte géante.


La pate cuite est remplacée par une croute de pizza hyper épaisse digne d'une pub Mc Cain, l'ensemble dégueule de poivrons, d'oignons taille XXL, de viande de 3 sortes différentes....et d'autres choses qu'on ne voit pas.

Bref rien qu'à la vue de ce truc, n'importe quel être humain tourne de l'oeil et finit avec le Docteur Ross aux urgences.
"
Là mon Toto, va falloir t'accrocher, t'as interêt à terminer ton plat sinon Peter va te finir en Chi-Chi".

Première bouchée.
Le truc serait presque comestible si seulement je n'avais pas l'impression de participer à un concours de mangeurs de piments.
Peter engloutit sa tourte sans soucis, il mâche lentement, s'essuye le front , le nez et les joues régulièrement à force de transpirer à cause des piments.

- "Oh my god ! This is really good hu ?"
Péniblement j'arrive à extraire un son de ma bouche, squattée par les bouts de pates, de viandes et les gorgées de Coca censées apaiser la douleur du redoutable végétal mexicain.
- "Oh yeah, yeah, troumendous !"

Encore 3 bouchées.
Je transpire, je dois être rouge comme une pivoine, mes vivres de Coca sont épuisées, je peine à avaler sans penser aux heures qui m'attendent sur les toilettes du bureau.


Petite parenthèse au passage pour l'architecte du bâtiment où nos bureaux sont installés.
A l'avenir, pourrais-tu concevoir les WC de manière à ce que le moindre bruit ne soit pas diffusé en Dolby Digital à l'ensemble des locataires des toilettes ?
Le marbre pour les robinets, ça n'est classe que si tu n'entends pas les
"ploufs" et autres chutes du Niagara de tes accompagnateurs.

Deuzio, penses aussi à bien dimensionner tes portes en hauteur, afin d'éviter que le pékin qui rentre dispose de toutes les informations visuelles nécessaires (chaussures, chaussettes, pantalon, caleçon) pour retrouver la trace d'un éventuel malfaiteur.


Ayé, j'ai fini mon giant quesadilla.
Je suis un homme, un vrai. L'image de Christian Clavier dans les bronzés me hante, et cette célèbre réplique tourne comme un disque rayé :"
oh putainnn j'ai uneee chiasse !!".

Je vous épargne les 24h qui ont suivi cet Everest de la malbouffe.

Mais je sais désormais que mon estomac est devenu américain. 
Je peux bouffer n'importe quoi, j'en sortirais indemne, je le sais, c'est sûr.

Homer Simpson, si tu m'entends, je suis ton homme!

Bon sur ce, je vous laisse, j'y retouuuuuurnnneeeeeee !!!

lundi 6 août 2007

Les américaines en boite de nuit, mode d'emploi...

Un premier samedi bien plein hier, en commencant par beaucoup de shopping, puis du golf, et enfin une sortie en boite avec Steve, un collègue de boulot (l'un des seuls pas geek).

Steve, c'est l'américain moyen typique de 25 ans.
On pourrait facilement tirer son portrait version Simpson, et il ferait un excellent second rôle dans American Pie.

Mais il est quand même sympa, et je lui suis bien redevable de m'avoir invité avec ses potes hier soir.


A 21h, direction ZE city, San Francisco. Et c'est quand même sympa de se dire qu'on va sortir se la péter à San Francisco, c'est pas Douchy-Les-Mines !

Là, nous arrivons au "Mr Smith's", bar/boite branchouille, un peu select à l'entrée mais rien de violent. Bonne ambiance, lumières tamisées, Justin Timberlake dans les platines, plusieurs étages pour plusieurs ambiances, bref, rien de très original.
Pas de Mojito, pas de Manzana, je me rabats donc sur un basique "coca". Et de toute facon je conduis.

On papote avec Steve en attendant ses amis, la barmaid commence à nous rejoindre et je suis largué. Cette pouf parle trop vite pour moi, et l'environnement sonore n'est pas propice à une discussion sur la métaphysique platonicienne.
Finalement trop
occuppée, elle nous laisse Steve et moi discuter comme 2 collégiens. Et Steve, je le comprends plus facilement.

Son ami Fred nous rejoint, avec sa girlfriend dont j'ai oublié le nom, surement à cause de son charisme digne d'une huitre et de son physique de Sarah Michelle Gellar terminée au laser.
En 2 mots comme en 100 : bien foutue mais sale gueule.


Fred est sympa, il bosse dans la finance et il me parle des films de Francis Veber qu'il adore : le diner de con et la doublure. J'hallucine, un américain qui connait le cinéma francais ???!!

La soirée se poursuit, nous descendons dans la partie "boite", et là....c'est le drame. Eyes Wide Shut, c'est du pipi de chat à côté (ou de chatte, calembour !). Les filles se déhanchent sur les poteaux, elle se frottent entre elles comme des grosses chaudières, elle se caressent de manière presque indécente et allument tout ce qui passe.
Mon esprit
franco-suisse est un peu étonné et choqué mais bon, comme l'a dit le Dalaï Lama : "L'important, c'est de pécho".

A peine le temps de sentir l'ambiance, une nana commence déjà à s'approcher de bibi pour une danse collé-serré. Et hop, c'est parti.
STOOOOOOP !! Mais c'est quoi ce bordel ? En France ca m'arrive jamais et là au bout de 2 minutes je me fais déjà brancher ????? Je sens que je vais me plaire ici !

Bon par contre le seul inconvénient, les produits locaux ne sont pas de toute fraicheur. Il ne faut pas etre très exigeant, et cela se confirme quand je vois Steve emballer une polonaise, remake d'Alicia Silverstone version Balasko.

Je laisse ma pouliche de coté, et quelques minutes après une autre vient frotter ses fesses contre moi. Toujours pas de premier choix, mais ca a le mérite d'être flatteur.
Premier bilan donc : ici, c'est la fille qui branche. Incroyable.
Plus tard, Steve m'expliquera que son voyage à Paris l'avait un peu déçu en ce qui concerne les francaises. Quoi ? La parisienne branchouille inabordable qui envoie bouler le moindre pékin, ca t'a freiné Steevy, sans dec ?

Quelques heures plus tard, la boite s'apprête à fermer et nous voilà revenus à la boum du lycée.
Le principe est simple : si vous avez chauffé une fille pendant 2h sur la piste, à la fin le DJ balance 4 slows pour que votre "ce soir je crois que je vais conclure" soit exaucé.
Et ca ne rate pas : 4 slows bien amérloques, et tout le monde se galoche. Sophie Marceau qui se fait emballer par Pierre Cosso dans la Boum, ca existe, et c'est ici tous les samedis.

On se retrouve tous dehors, Steve a gardé le numéro de sa polonaise. "She's really beautiful !!" me dit-il.
J'en conclus qu'il a des goûts de merde.

Fred nous rejoint:
- "Hey Steve did you get the number of your deutsch girl ??"
- "She's from Poland !"
- "Come on ! Who fuckin' cares ??!"

Ahah c'est vrai qu'entre un Californien et un Texan, who fuckin cares ?
J'aurais du la tenter celle là...

Au final, votre serviteur n'a pas emballé, mais pas de regret car la marchandise ne m'a pas vraiment tenté.

Samedi prochain nous remettons ca avec d'autres personnes et peut etre meme un détour par un bar Francais.
Avec un peu de chance, je trouverais un peu de marchandise fraichement importée de nos contrées... :-)

PS : allez en prime quelques nouvelles photos sur le lien à droite "les images"

vendredi 3 août 2007

Arrivée





Ouuaaiiis enfin posé !!
Rapidement voici quelques photos de mon nouvel appartement, c'est grand, c'est neuf, c'est propre, bref c'est bonheur :-)















Le voyage s'est bien passé, j'ai pu aller chercher ma voiture et commencer à m'installer dans mon appart. La résidence a aussi une piscine exterieure et une salle de muscu / fitness, que je compte bien etrenner dès demain matin...
Pour le moment, ne m'en veuillez pas mais dodo ultra urgent, je ferais plus de shoot ce week end :)

mercredi 1 août 2007

J-1


Ca y est j'y suis, J-1 avant le grand départ.
Une dernière journée bien remplie (et pas encore terminée), mais celle de demain sera très très longue.

Je prévois déjà un bon tas de plans loose compte tenus de tous les facteurs pouvant partir en sucette (taxi, avion, douane, location de voiture, appartement, etc...). Je vous tiens au courant de cet épisode improbable de "Côte Ouest"

En attendant voici mon adresse temporaire pour les 3 mois à venir.


Archstone San Mateo, Appt 206
1125 Park Place
94403, San Mateo , CA
USAAAAAAAAAAAAAA


Au fait, pour les updates du blog, vous voulez un mail ou vous comptez venir voir régulièrement ?
J'ai peur que le mail fasse un peu spam, donc donnez votre réponse en commentaire :)