A mes collègues de travail de Meudon qui lisent ce blog : merci de rester extrêmement discret sur tout ce que je dis ici. Je compte sur vous, merci.
Je sais, je sais, je n’ai pas été très bavard sur le blog ces temps-ci…
Primo je n’ai pas trop voyagé, je suis surtout resté à S.F., mais n’exagérons rien, c’est pas Charleville-Mézières non plus…
Deuzio j’ai réalisé que le taf ne me convenait pas. Aïe.
Et il ne s’agit pas d’un coup de blues à la noix, genre je-suis-en-manque-de-camembert-je-veux-rentrer-à-la-maison.
Non, car justement, si j’avais un coup de blues je me dirais “Allez, le taf va bien, tu vois ce que ca t’apporte. Le camembert viendra avec le temps “.
Or là c’est l’inverse. J’ai pas une franche envie de camembert mais le boulot ne m’apporte rien. Je ne me sens pas challengé, j’ai pas de pression, pas de soutien, et ca m’emmerde. Et pour moult raisons, cela ne va pas changer avant très longtemps.
Mes centaines de conquêtes (Hein ? Ah oui, enfin les 2 du fond quoi !) m’ont souvent reproché que, sous pression du boulot, j’étais insupportable.
Un croisement entre Frank Dubosc un Cocker sous amphets, d’après ce que j’ai compris.
C’est peut-être vrai mais j’en ai besoin moi de la pression !
Si j’ai pas de pression, je trouve pas d’intérêt dans mon boulot. Et donc je m’emmerde.
Bref, ca me coûte de le dire mais c’est la vérité : l’environnement et la mission ici ne me conviennent pas.
Rien ne va plus, faites vos jeux.
Et c’est reparti avec Toto qui cogite comme un gamin de 5 ans devant une confiserie.
“Et qu’est ce que je veux ? Et où je vais ? Dois-je rentrer ? Dois-je rester ? Et si je rentre je vis où ? Avec qui ? Et, et, et l’homme il a marché sur la lune ? Et, et, et Chewbacca il existe pour de vrai ?"
Après 6 mois de suspens post-départ, et 2 mois de préparation intense, v’la-t-y-pas que je suis à nouveau dans un mois de réflexion pour surement revenir et tâter du Vélib’ à Paris.
Ce genre de situation vous amène à rêver d’un pavillon en banlieue, d’un Scénic avec 3 gamins, et d’un labrador ; c’est surprenant.
J’ai donc prévenu les hautes instances de ma boite pour leur faire part de la situation - “Cling cling !! Icebeeerg droit devant !! Cling cling "
La demande de visa n’étant pas lancé, il est encore temps de manœuvrer - “Bâbord toutes et machines arrières !!"
Ils ont pris note de la situation ce lundi - “Faites venir le commandant. Tout le monde met son gilet de sauvetage." - et devaient revenir avec des solutions cette semaine.
Et ce fut aujourd’hui, tel Leonardo Di Caprio, que mon boss m’a reservé une place sur l’un des canots de sauvetage.
Aujourd’ hui donc, la journée avait déjà mal commencé. J’arrive vers l’ascenseur, dans lequel je vois un gentil technicien de surface qui me retient la porte.
La quarantaine bien bedonnante, un teint halé, et le type portoricain mais plus porto que ricain.
Et c’est parti pour du small talk. Ils adorent ca ici.
Parler de tout et de rien avec un inconnu, tout en sachant que ca ne va durer que 2 minutes maximum.
Avec son accent sud américain, il me lance :
- “What a beautiful day, today huh?”
Original hein? Je supporte ces conneries sociales depuis le début.
J’avais envie de lui avouer que ca fait 2 mois qu’il fait ce temps et que par conséquent, sa reflexion est aussi subtile qu’une interview de Britney Spears sur ABC.
Mais non. Je réponds gentiment.
-“oh yeah… Is it alwaïze like diss ? I am niou in ze Bay aria.”
Et ce connard de rétorquer.
-“ah ah. French, right ? “
L’enfoiré.
J’ai sorti une phrase et il a grillé que j’étais pas un natif de la région.
A croire qu’il y a marqué "magret de canard" sur ma tronche.
Je me suis retenu de lui dire :
- “Yeah, right. And you? Guatemala?”
Bref, passé cet épisode annonçant une journée sous le signe de l’emmerdement maximal, je reçois un coup de fil de mon Léo.
Je cours m’enfermer dans la cale.
Ah, il y a aussi le commandant de bord au bout du fil. Voyons un peu la route du Rhum qu’ils me proposent…
Plusieurs itinéraires sont possibles, en fonction de la taille de l'iceberg et de la réactivité du paquebot.
Je sais, je sais, je n’ai pas été très bavard sur le blog ces temps-ci…
Primo je n’ai pas trop voyagé, je suis surtout resté à S.F., mais n’exagérons rien, c’est pas Charleville-Mézières non plus…
Deuzio j’ai réalisé que le taf ne me convenait pas. Aïe.
Et il ne s’agit pas d’un coup de blues à la noix, genre je-suis-en-manque-de-camembert-je-veux-rentrer-à-la-maison.
Non, car justement, si j’avais un coup de blues je me dirais “Allez, le taf va bien, tu vois ce que ca t’apporte. Le camembert viendra avec le temps “.
Or là c’est l’inverse. J’ai pas une franche envie de camembert mais le boulot ne m’apporte rien. Je ne me sens pas challengé, j’ai pas de pression, pas de soutien, et ca m’emmerde. Et pour moult raisons, cela ne va pas changer avant très longtemps.
Mes centaines de conquêtes (Hein ? Ah oui, enfin les 2 du fond quoi !) m’ont souvent reproché que, sous pression du boulot, j’étais insupportable.
Un croisement entre Frank Dubosc un Cocker sous amphets, d’après ce que j’ai compris.
C’est peut-être vrai mais j’en ai besoin moi de la pression !
Si j’ai pas de pression, je trouve pas d’intérêt dans mon boulot. Et donc je m’emmerde.
Bref, ca me coûte de le dire mais c’est la vérité : l’environnement et la mission ici ne me conviennent pas.
Rien ne va plus, faites vos jeux.
Et c’est reparti avec Toto qui cogite comme un gamin de 5 ans devant une confiserie.
“Et qu’est ce que je veux ? Et où je vais ? Dois-je rentrer ? Dois-je rester ? Et si je rentre je vis où ? Avec qui ? Et, et, et l’homme il a marché sur la lune ? Et, et, et Chewbacca il existe pour de vrai ?"
Après 6 mois de suspens post-départ, et 2 mois de préparation intense, v’la-t-y-pas que je suis à nouveau dans un mois de réflexion pour surement revenir et tâter du Vélib’ à Paris.
Ce genre de situation vous amène à rêver d’un pavillon en banlieue, d’un Scénic avec 3 gamins, et d’un labrador ; c’est surprenant.
J’ai donc prévenu les hautes instances de ma boite pour leur faire part de la situation - “Cling cling !! Icebeeerg droit devant !! Cling cling "
La demande de visa n’étant pas lancé, il est encore temps de manœuvrer - “Bâbord toutes et machines arrières !!"
Ils ont pris note de la situation ce lundi - “Faites venir le commandant. Tout le monde met son gilet de sauvetage." - et devaient revenir avec des solutions cette semaine.
Et ce fut aujourd’hui, tel Leonardo Di Caprio, que mon boss m’a reservé une place sur l’un des canots de sauvetage.
Aujourd’ hui donc, la journée avait déjà mal commencé. J’arrive vers l’ascenseur, dans lequel je vois un gentil technicien de surface qui me retient la porte.
La quarantaine bien bedonnante, un teint halé, et le type portoricain mais plus porto que ricain.
Et c’est parti pour du small talk. Ils adorent ca ici.
Parler de tout et de rien avec un inconnu, tout en sachant que ca ne va durer que 2 minutes maximum.
Avec son accent sud américain, il me lance :
- “What a beautiful day, today huh?”
Original hein? Je supporte ces conneries sociales depuis le début.
J’avais envie de lui avouer que ca fait 2 mois qu’il fait ce temps et que par conséquent, sa reflexion est aussi subtile qu’une interview de Britney Spears sur ABC.
Mais non. Je réponds gentiment.
-“oh yeah… Is it alwaïze like diss ? I am niou in ze Bay aria.”
Et ce connard de rétorquer.
-“ah ah. French, right ? “
L’enfoiré.
J’ai sorti une phrase et il a grillé que j’étais pas un natif de la région.
A croire qu’il y a marqué "magret de canard" sur ma tronche.
Je me suis retenu de lui dire :
- “Yeah, right. And you? Guatemala?”
Bref, passé cet épisode annonçant une journée sous le signe de l’emmerdement maximal, je reçois un coup de fil de mon Léo.
Je cours m’enfermer dans la cale.
Ah, il y a aussi le commandant de bord au bout du fil. Voyons un peu la route du Rhum qu’ils me proposent…
Faire demi tour et revenir au port d'origine.
Ou essayer de bâtir un autre paquebot à proximité du Titanic.
Ou aller droit vers l'iceberg et prier pour que seuls 4 compartiments soient touchés. Au delà, le bateau va sombrer...
Nous devons en rediscuter plus longuement lundi, pour essayer de trouver la solution la plus intéressante pour tout le monde. Mais l'iceberg paraît déjà trop gros pour tenter de rester à bord.
Une chose est sûre pour moi : je ne resterais pas avec ma robe et mes bijoux sur ce rafiot !
J'ai déjà un billet de retour pour le 21, il est possible qu'il soit avancé en fonction des intempéries.
Une fois de plus, on enclenche la navigation à vue, et la décision finale ne se fera pas avant une dizaine de jours...
Suspens suspens ! Le Titanic va-t-il sombrer ? Rose et Jack vont-ils réussir à trouver leur bonheur ?
L'orchestre continuera-t-il à jouer du mambo ?
And my heart will goooo oooonnnn....
Ou essayer de bâtir un autre paquebot à proximité du Titanic.
Ou aller droit vers l'iceberg et prier pour que seuls 4 compartiments soient touchés. Au delà, le bateau va sombrer...
Nous devons en rediscuter plus longuement lundi, pour essayer de trouver la solution la plus intéressante pour tout le monde. Mais l'iceberg paraît déjà trop gros pour tenter de rester à bord.
Une chose est sûre pour moi : je ne resterais pas avec ma robe et mes bijoux sur ce rafiot !
J'ai déjà un billet de retour pour le 21, il est possible qu'il soit avancé en fonction des intempéries.
Une fois de plus, on enclenche la navigation à vue, et la décision finale ne se fera pas avant une dizaine de jours...
Suspens suspens ! Le Titanic va-t-il sombrer ? Rose et Jack vont-ils réussir à trouver leur bonheur ?
L'orchestre continuera-t-il à jouer du mambo ?
And my heart will goooo oooonnnn....


